Nature Aventure Survie

À la Une

mercredi 14 février 2018

02:27

Le feu au briquet pneumatique

Parmi les méthodes d’allumage de feu originales, on peut citer le briquet à piston ou briquet pneumatique qui fait appel à la compression des gaz pour élever la température d’un amadou. Selon la légende, ce type de procédé aurait inspiré à Monsieur Diesel son célèbre moteur thermique.


Le briquet pneumatique se présente sous la forme d’un tube dans lequel s’insère une tige fine. Cette dernière présente une petite alvéole permettant d’accueillir qui un morceau d’étoupe, qui un bout d’amadou, qui du coton carbonisé.


De gauche à droite : couvercle du compartiment à amadou, piston, cylindre creux, valve d’étanchéité. Photo © Alban Cambe





L’origine exacte du briquet à piston ou briquet pneumatique pose encore question. On attribue son invention à certaines peuplades asiatiques usant de sarbacanes pour la chasse. En effet, lors de la réalisation de la cavité centrale de l’arme, on a pu, par hasard, découvrir que la compression de l’air dans un tuyau hermétique élève la température du matériau interne.
Ce procédé semble avoir été redécouvert de façon totalement indépendante en 1745 par un italien fabriquant des armes à air comprimé. En 1807, les premiers brevets pour des briquets pneumatiques à part entière sont déposés simultanément en Angleterre et en France, ils deviennent fugitivement des moyens d’allumer un feu utilisés par les ménages en remplacement du traditionnel briquet à silex. Cependant, en 1844, les premières allumettes chimiques apparaissent et se répandent en occident à vitesse grand V.

Le briquet pneumatique est un instrument possédant de nombreuses sources de défaillances potentielles Photo © Alban Cambe


On place un petit fragment d’amadou (au sens large) à l’extrémité de la tige. Cette dernière est enclenchée dans le tube et l’on vient propulser le plus vivement possible l’ensemble du mécanisme dans le tube principal. Sous la pénétration rapide de la tige au diamètre parfaitement étudié pour combler la cavité du tube, l’air emprisonné est brusquement compressé. La chaleur étant la traduction physique de l’agitation des molécules, le gaz se retrouve comprimé brusquement, ses particules en suspension occupent un plus petit espace, la température s’élève très vite. Si l’effort est suffisamment brusque, l’augmentation de la température sera assez vive pour provoquer la combustion spontanée de l’amadou. On obtient une braise.

Voici la procédure en vidéo, vous y trouverez également un guide de résolution des problèmes courants, comment réaliser un nid fibreux de qualité même par temps humide ainsi qu'une courte description du briquet que j'utilise ici.


NB : Le briquet utilisé ici a été acheté chez ArmesBastille.fr

Bonne journée, bon Bushcraft !


dimanche 4 février 2018

06:09

Identifier quelques empreintes de Mammifères

Sans rentrer dans la complexité de l'art du pistage, il est possible de croiser au détour d'une balade, des empreintes d'animaux inconnus.


Une empreinte de blaireau ©Alban Cambe

À gauche, une empreinte de renard, à droite, une empreinte de chien ©Alban Cambe


Se munir d'un petit guide de détermination est un choix judicieux tant on a tendance à négliger les traces de pas des habitants de la forêt. Voici celui que j'utilise et qui reste assez simple d'accès même pour les plus jeunes.



Le meilleur moyen de commencer les observations, c'est d'aller en forêt à la fraîche, très tôt le matin et idéalement après une averse qui rendra le sol un peu boueux ou d'identifier une zone sableuse. L'idéal reste encore la neige immaculée dans les régions qui s'y prêtent.

Vous trouverez ci-dessous une clé de détermination simplifiée de quelques empreintes de Mammifères communs en France. Forcément, je n'ai pas pu y placer toutes les empreintes de tous les Mammifères les plus courants mais ceux que j'ai pu croiser le plus souvent sont ici.


Certaines empreintes sont très similaires d'une espèce à l'autre et demandent un temps d'observation plus poussé pour bien identifier qui est passé par là. L'exemple le plus simple à présenter est la différence entre le renard et le chien.



Avec un peu de pratique, les empreintes vous sauteront aux yeux et il sera possible d'identifier en un clin d'oeil les plus courantes. Les traces laissées par les animaux ne s'arrêtent pas là cependant, on peut également tenir compte des coulées, des fouillis, des frottis ou des excréments laissés sur place !

Un maître mot encore une fois : l'observation ! 

NB : Cette planche fera partie de mon prochain ouvrage "L'art ancestral de la navigation naturelle" prévu pour Mars 2018.


Bonnes sorties, bon Bushcraft !

NB : Les dessins des empreintes sont issus du site "Ma Chasse" à l'adresse http://www.jyrousseau.com

dimanche 28 janvier 2018

08:06

SURVIVAL #12 : interview, cuillère en bois et navigation naturelle.

Dans le prochain numéro de Survival, j'ai le plaisir de partager avec vous une interview dans laquelle j'expose mon point de vue personnel sur le Bushcraft (ça n'engage que moi) et les stages en pleine nature que je propose.



Vous pourrez également découvrir brièvement la complexité et la beauté de l'art ancestral de la navigation naturelle (dont je vous reparlerai très prochainement  ) et ma rencontre avec Christophe Taamourte qui vous expose sa méthode pour sculpter des cuillères en bois.

Bonne lecture, bon Bushcraft !

mercredi 24 janvier 2018

mercredi 10 janvier 2018

05:45

Boussole Naturelle : Les platanes

La navigation naturelle est devenue pour moi une discipline quotidienne. Rien de plus facile que d'observer son environnement durant un trajet à pied ou en voiture ; même en ville les indices foisonnent. Voici une observation toute bête que j'ai pu effectuer à Paris et qui s'est confirmée ensuite un peu partout.

Un platane avec son "effet coche" bien marqué. Le Sud est à gauche de la photo. ©Alban Cambe

Les platanes (arbres du genre Platanus) ont été adoptés comme arbres d'ornement en ville pour deux qualités :

  • Leur système racinaire s'accommode bien à la pression.
  • Leur écorce se délite de façon annuelle.
Cette dernière caractéristique est intéressante pour le navigateur naturel. Chaque année, l'arbre produit une nouvelle écorce externe en-dessous de la précédente. La plus vieille (qui a été exposé à la pollution) se détache sous forme de petites plaques de couleurs variées.

Délitement de l'écorce de platane par plaques de couleur différente. ©Alban Cambe

On notera au passage que l'écorce des platanes et la lumière filtrée par des feuilles de chênes ont inspiré à l'ingénieur Wim Brandt et au professeur Otto Schick, les premiers motifs de camouflage imprimés sur tissu dans les années 1930 pour le corps militaire des Waffen-SS*.

L'écorce présente un motif typique de camouflage, les plaques brunes sont prêtes à tomber. La "nouvelle" écorce est claire et lisse. Le Sud est à droite de la photographie. ©Alban Cambe

En botanique (et donc en chimie), nombre de processus sont accélérés par la chaleur (et donc l'ensoleillement). C'est pourquoi on peut noter que l'écorce des platanes tend à se déliter d'autant plus rapidement du côté exposé au Sud. On y voit donc davantage la nouvelle écorce encore claire et lisse durant l'hiver.

La nouvelle écorce claire et lisse. Le tronc est photographié depuis le Sud. ©Alban Cambe

Si le sujet de la Navigation Naturelle vous intéresse, n'hésitez pas à assister à un stage ou bien inscrivez-vous à la newsletter. Plus d'informations très bientôt ! ;-)

NB : Cette observation a été mentionnée dans la newsletter de Janvier de mon ami Tristan Gooley, "The Natural Navigator".

*Réf : "The book of camouflage : the art of disappearing" de Tim Newark

dimanche 5 novembre 2017

01:28

Porte-clé de survie : resqme

Et si un simple porte-clefs pouvait sauver des vies ? C’est en tout cas ce qu’affirme la marque resqme (prononcer « resquiou mi » pour les plus hermétiques à la langue de Jane Austen) depuis 2002. Ce petit outil n’en a pas l’air mais il est d’une redoutable efficacité.

Quelques grammes à peine sur un porte-clé pour sauver des vies ? Photo ©Alban Cambe


En survie, il est important d’être familier avec le matériel que l’on va utiliser sur le terrain. Les drills avec outils réalistes sont la condition sine qua none d’un entraînement réaliste et pragmatique. Seulement voilà, le quidam moyen n’a pas l’habitude de briser des vitres de voiture ou de couper des ceintures tous les jours. C’est pourquoi, en tombant sur une vieille épave de 4L Savane, je n’ai pu résister à l’envie de tester ce petit instrument que je transporte avec moi quotidiennement depuis nombre d’années.

Cette 4L a manifestement bien vécu, pourquoi ne pas en profiter ?  Photo ©Alban Cambe

Resqme est une société fondée par un Français expatrié aux états-Unis, son premier produit fut un marteau brise-glace avec coupe ceinture intégré. Très vite, l’évolution du système a mené à l’objet qui nous intéresse dans cet article et que nous appellerons « le » resqme. Il n’a l’air de rien avec ses 7 centimètres de long, ses 17 grammes et ses couleurs à discrétion (on pourra même le choisir rose fluo pour mesdames). Composé d’un cylindre central où sommeille le système brise-glace et d’un arc dissimulant le coupe ceinture, il vient se clipser à un porte-clé par le biais d’un manchon de plastique.

Le resqme s’harnache très facilement à une clé de voiture et c’est là tout l’intérêt de la chose. 
Photo ©Alban Cambe

Commençons par examiner le coupe-ceinture. Celui-ci est formé par une lame acier type cutter épaulée par un arceau de plastique servant de guide. C’est à ce niveau que vient se clipser l’attache au porte-clefs, un simple tirage ferme suffit à libérer l’outil. Ce système est particulièrement efficace et saura résister à des tonneaux là où un marteau brise-vitre peut vite valdinguer dans l’habitacle lors d’un accident. Le resqme est supposé rester en place, au niveau du contact. La fonction coupe-ceinture nécessite un petit coup de main dans la mesure où il faut s’assurer que la lanière soit tendue. La découpe est facilitée en adoptant un angle non pas perpendiculaire à la bande mais à environ 45° de diagonale.

L’outil se révèle redoutable en coupant la ceinture diagonalement. Photo ©Alban Cambe


Vient ensuite la fonction brise-vitre. Si nombre de couteaux et marteaux possèdent des pointes dédiées à cette fonction, ils nécessitent un usage brutal employant une certaine inertie. Le resqme diverge de cette pratique en ce sens que sa pointe d’acier n’est mobilisée que par pression sur le cylindre terminal. L’utilisateur va apposer ce dernier dans le coin d’une vitre puis exercer une pression continue sur l’outil. La pointe va être projetée, par un puissant système de ressort, sur le verre. Ayant voulu faire le test en conditions réelles, j’ai pu noter un inconvénient qui n’est jamais mis en évidence dans les vidéos de démonstration de la marque ou sur internet.

Appuyer fermement le resqme contre la vitre… Photo ©Alban Cambe

Lors de la projection de la pointe, la vitre va se briser intégralement mais le feuilletage va la maintenir en place. Or, l’utilisateur exerce encore une ferme pression sur l’outil, ce dernier va traverser le verre et la main avec. En effet, lors de mon premier essai, j’ai pu être gratifié de coupures le long du pouce, de l’index et d’autres petites stries sur le dos de la main. Rien de bien méchant, juste des micro-coupures mais qui saignaient abondamment.
La main traverse la vitre brisée ce qui peut occasionner des coupures. Photo ©Alban Cambe

Même si ces coupures sont bien minimes au regard d’un scénario catastrophe nécessitant l’usage du resqme (voiture accidentée, urgence de quitter l’habitacle) c’est un point à ne pas ignorer, certaines personnes pouvant être tétanisées par la vue du sang. Une simple précaution pourra être d’enrouler sa main dans une écharpe (on n’a pas toujours des gants anti-coupures avec soi) ou un vêtement quelconque. Il sera de toutes façons nécessaire de faire chuter les reliquats de la vitre encore en place en évitant de se blesser.


Ce petit outil est donc hautement efficace, sa réputation n’est pas usurpée. Il faut cependant garder en tête deux points :
  • Couper la ceinture en diagonale.
  • Se protéger les mains lors du bris de glace.

Disponible depuis 2002, le resqme reste l’un des best-seller en matière de sécurité au volant et les professionnels des premiers secours sont légions à l’avoir adopté. En France, il est disponible pour la modique somme de 10€ si l'on sait où chercher...

Rendez-vous à l’adresse suivante pour bénéficier de ce tarif : 



Merci à Cyrille de m'avoir prêté ses mains pour les photos.
Bonne journée, bon Bushcraft !

samedi 4 novembre 2017

09:00

Publication : Hors Série Survival - Les outils du bivouac

Chers lecteurs, j'ai le plaisir de vous présenter une nouvelle publication. Il s'agit d'un hors-série pour le magazine Survival portant sur les outils du bivouac.

Couverture non finalisée à l'heure où j'écris cet article


Ce hors-série est disponible pour le mois de Novembre chez votre marchand de journaux. Il se veut être un complément au livre "Nature Aventure Survie : guide pratique du Bushcraft" abordant ainsi certains points ayant été coupés à l'édition.

Vous y retrouverez décrits de façon succincte mais aussi précisément que possible les éléments suivants :

  • Le couteau
  • La hachette
  • La scie
  • Le firesteel
  • Le couchage
  • La cuisine du bivouac
  • Les extras

Voici un aperçu du contenu de ce numéro Hors-série :

Bien entendu, j'ai fait en sorte que l'ensemble reste accessible aux néophytes tout en proposant quelques astuces pour les plus aguerris. J'espère que ce modeste "ouvrage" vous contentera autant que le livre précédemment publié. N'hésitez pas à me faire part de vos retours par mail.

Une partie du matériel présenté dans le hors-série peut être retrouvée sur la PAGE MATÉRIEL du blog via des liens.

Enfin, j'ai le plaisir et l'honneur de vous proposer une séance de dédicace le Samedi 18 Novembre de 14h00 à 17h00 sur Paris, chez Armes-Bastille (61 rue de Lyon, métro Bastille ou Gare de Lyon).


Bonne lecture, bon Bushcraft !

jeudi 2 novembre 2017

06:51

Sorties et stages saison 2018

Comme chaque année, l'association "Nature Aventure Survie" propose des sorties et des stages autour du Bushcraft et de la survie.



Le site des sorties et stage à la journée est situé à Poissy (78) et est accessible en transport en commun depuis Paris, à environ 30 minutes.

Les stages 2 jours / 1 nuit se déroulent à 30 minutes de Rennes (35).

Les sorties sont ouvertes à tous, les enfants doivent être accompagnés d'un adulte.

Pour toute demande, vous pouvez utiliser le formulaire de contact ou écrire un mail à NASurvie (arobase) GMX.com

Bonne journée, bon Bushcraft !