À la Une

jeudi 5 avril 2018

03:45

Conférence : l’art ancestral de la navigation naturelle

Voici l'enregistrement de la conférence du 24 mars 2018 au Salon du Survivalisme, de l'autonomie et du développement durable sur le thème de la navigation naturelle.

La vidéo a été diffusée en live sur Facebook et filmée par les organisateurs, la qualité de l'image et du son laisse à désirer. J'espère néanmoins que le thème abordé vous plaira !



Pour commander le livre "L'art ancestral de la Navigation Naturelle : s'orienter sans boussole ni GPS", cliquez sur l'image ci-dessous.

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Bon visionnage, bon Bushcraft

vendredi 30 mars 2018

01:07

Lire l’heure en plein ciel.

La navigation naturelle ne se résume pas à simplement retrouver le Nord ou le Sud. On peut y ajouter une profondeur élégante en allant chercher des informations dans ces myriades de petites choses en bord de chemin.

Qui l'eut cru ? Même en pleine nuit, il est possible de lire l'heure solaire.

L'horloge stellaire utilise pour centre du cadran l'étoile polaire et pour aiguille le côté de la "grande casserole" d'où devrait couler la sauce du contenant. C'est un cadran à 24 heures inversé, la rotation de l'aiguille est également anti-horaire. Pour complexifier le tout, elle n'est à l'heure qu'une seule fois par an, aux alentours du 7 Mars et accuse un décalage de 4 minutes par jour (-4 minutes après le 7 mars / +4 minutes avant le 7 mars).

Voici un extrait de la conférence "L'art ancestral de la navigation naturelle" donnée au Salon du Survivalisme (merci à Boris de m'avoir contacté pour partager ce petit montage).


Davantage de petites astuces de navigation naturelle dans l'ouvrage :

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Bonne navigation, bon Bushcraft !
Alban
00:48

Interview RFI - Survie et survivalisme

Que se passe-t-il en France ? Serions-nous tous pris par un vent de panique au point qu'un salon du survivalisme s'installe porte de la Villette ? L'émission "C'est pas du vent" sur Radio France International se propose d'y apporter une réponse.


Si l'on y réfléchit, quoi de plus normal ? La demande est là depuis des années avec des émissions de télé en pagaille, une bibliographie qui s'étoffe de plus en plus et la venue de magazines traitant de ces sujets.

Pour proposer une description de ce phénomène et des raisons qui ont amené à l'organisation du salon, j'ai pu être interviewé aux côtés de Clément Champault, organisateur du salon sur RFI dans l'émission "c'est pas du vent".

Pour écouter l'émission, cliquez sur l'image ci-dessous.

http://www.rfi.fr/emission/20180324-1-survivalisme-france-methodes-population-fonctionnement-societe 

Bonne écoute, bon Bushcraft.

jeudi 22 mars 2018

04:24

Survie, Bushcraft, Survivalisme... Mise au point.

À l'occasion du premier salon du survivalisme qui se tiendra du 23 au 25 mars 2018 à Paris (porte de la Villette) et pour lequel j'ai l'honneur d'être convié en tant que conférencier, j'ai été amené à donner quelques interviews pour des média divers et variés.

 Le salon du Survivalisme se tiendra du 23 au 25 mars 2018 à Paris

Au fil de ces entretiens, on peut noter qu'il y a une tendance à la diabolisation du "survivaliste" (qui s'est instauré dans l'imaginaire collectif par les clichés Hollywoodiens et a été appuyé par des travaux de sociologie discutables car émanant d'une seule et même personne) côtoyant un besoin d'aventure que l'on labellise "survie". Il réside en final une véritable incompréhension de toutes les "mouvances" et sensibilités attenantes au vaste spectre de la démarche survivaliste.

Voici mon point de vue personnel et qui n'engage que moi sur ce thème :

  • Survie : Terme, à mon humble avis, galvaudé. La survie implique la notion de mort imminente. L'individu est amené à lutter pour prolonger son existence en utilisant diverses connaissances et compétences avec une volonté de fer. L'objectif est de s'en sortir.
1972 - une partie de l'équipe de rugby Urugayenne ayant survécu au crash d'un avion dans les Andes. Ces hommes devront lutter pour leur survie pendant plus de deux mois.
  • Bushcraft : Loisir qui consiste à utiliser des connaissances et des compétences séculaires pour s'inscrire au mieux dans un environnement naturel. Une simple balade le dimanche après-midi revêt un aspect "Bushcraft" pour peu que l'on prenne le temps d'identifier quelques plantes utiles (comme la ronce mûrière ou les orties). L'objectif est de prendre du plaisir.
Le Bushcraft est un loisir dans lequel on prend plaisir à (re)découvrir des gestes ancestraux comme allumer un feu, cuisiner des plantes sauvages, s'orienter sans boussole... 

  • Survivalisme : c'est un mode de vie aussi ancien que l'humanité elle-même. Basé sur l'autonomie, la débrouillardise, cet état d'esprit s'inscrit de nos jours dans une démarche de recherche d'indépendance vis-à-vis de la société actuelle. Quelques exemples tout bêtes : indépendance énergétique (panneaux solaires, éolienne individuelle, batteries domestiques...), indépendance hydrique (récupération de l'eau de pluie, purificateurs...), indépendance alimentaire (potager, élevage...). L'objectif est d'être un tout petit plus indépendant.
 La permaculture a le vent en poupe dans le milieu survivaliste. Bien sûr, ce n'est ni croustillant ni angoissant. Cela explique peut-être l'absence de médiatisation sur ce genre de pratiques.
  • Preppers : courant survivaliste apparu durant la guerre froide aux USA. Face à l'imminence d'une catastrophe nucléaire, certains individus ont pu construire des abris anti-atomiques, stocker des vivres, etc... Suite à l'apaisement du conflit, l'Amérique a réalisé son auto-critique et est entrée en auto-dérision (d'où la présence de "preppers" présentés comme fous et belliqueux dans les films et les comics). Et bien entendu, c'est ce profil qui est retenu par les média ! L'objectif est d'être prêt face à une rupture de la normalité.
 Voici ce qui vient à l'esprit des gens lorsque l'on parle de "survivalisme". Pour autant, les "preppers" ne sont pas représentatifs du mouvement et ont leurs motivations propres.

Étant enseignant, je forme mes élèves à développer leur esprit critique, leurs capacités d'analyse, à questionner les écrits et à vérifier des sources. Il me semble malheureux de devoir le crier haut et fort dès que j'en ai l'occasion : le monde n'est pas noir ou blanc. Sans référence graveleuse, tout n'est que nuances de gris. Le "survivaliste" n'existe pas comme une entité unique, le survivalisme est une somme d'individus et de courants variés, qu'on ne peut assembler sous un même label. Peut-être que les adultes devraient également se questionner face aux poncifs maintes fois répétés. Les derniers articles que j'ai pu lire sur le salon du survivalisme sont malheureusement de véritables insultes à l'intelligence des lecteurs accumulant clichés et assertions malhonnêtes.

Connaissez-vous des gens qui produisent des conserves de légumes ou de confiture ? Des gens qui équipent leur maison de panneaux solaires ou de récupérateurs d'eau de pluie ? Des personnes qui travaillent leur potager ? Selon moi (AMHA encore une fois), voici des survivalistes qui s'ignorent !

lundi 19 mars 2018

07:50

PUBLICATION : "L’art ancestral de la navigation naturelle : s’orienter sans boussole ni GPS"

Pour ceux qui me suivent depuis un moment (surtout sur instagram), vous savez à quel point j'aime délaisser mes outils de Bushcraft et profiter simplement des petits signes et indices que nous offre la nature. La navigation naturelle s'est imposée à moi lorsque j'ai fait la connaissance de Tristan Gooley, mondialement connu comme "the natural navigator". Dès lors j'ai pu faire mes propres observations et découvertes.

De tout temps, l’homme a été contraint de s’orienter pour retrouver son chemin. De par la compréhension du monde qui l’entourait, il a pu découvrir des ressources utiles, explorer de nouvelles terres et identifier des signes et des indices lui révélant des tonnes d’informations sur l’environnement dans lequel il évoluait. 

 La mousse est réputée pour être une boussole naturelle mais elle est en vérité très mal comprise. Le lierre ou les lichens sont plus faciles d'accès. ©Alban Cambe
 
 Le Soleil se couche-t-il bien à l’Ouest ? La mousse pousse-t-elle réellement au Nord des arbres ? En quoi un arbre et un arc-en-ciel peuvent-ils nous aider à nous orienter ? Pourquoi le visage de la Lune est-il lié à l’apparition de certains lichens ? La couleur des nuages peut-elle nous indiquer la terre ferme ? 

La navigation naturelle est l’art ancestral de lire les indices de notre environnement. Ces traces qui nous renseignent sur les directions principales, la nature du terrain que nous traversons et les éléments que l’on pourra y rencontrer. Au-delà du simple fait de nous aider à retrouver le Nord, c’est une discipline qui invite à la contemplation et à la compréhension du monde naturel qui nous entoure. Considérez que nos ancêtres se sont déplacés, ont exploré la Terre et ont pu prospérer bien avant l’invention de la boussole et du positionnement GPS. La navigation naturelle est un moyen de marcher sur leurs traces en redécouvrant des méthodes et des connaissances oubliées depuis de trop nombreuses années. 

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Ce nouvel ouvrage est désormais disponible, il n'a pas pour vocation d'être une encyclopédie mais plutôt un moyen de se mettre le pied à l'étrier, d'apprendre à identifier quelques petites choses qui passent inaperçu mais qui enrichissent n'importe quelle balade ou trajet.

Encore une fois, j'espère que ce livre vous plaira et vous incitera à sortir en famille pour renouer avec des connaissances oubliées.

Bonne lecture, bon Bushcraft !

dimanche 11 mars 2018

04:51

Vous êtes perdu ? Alors S.T.O.P !

Un moment d'inattention, une distraction quelconque ou emprunter négligemment le mauvais itinéraire parce que l'on est captivé par une conversation avec un comparse, ça peut arriver. Il faudra peut-être de longues minutes pour réaliser que la route suivie ne correspond plus à celle indiquée sur la carte, toujours est-il que, ça y est, vous êtes perdu !


La première étape pour s'en sortir est d'admettre le fait que vous vous soyez fourvoyé. Soyez honnête envers vous-même et/ou envers ceux qui vous accompagnent. Il s'agit de faire preuve de discernement pour éviter le biais psychologique de « déformer la carte ». Sous cette expression se cache le fait de refuser (parfois inconsciemment) d'admettre son erreur, le navigateur cherche alors à faire coïncider son environnement avec une zone erronée sur la carte, persistant dans sa logique, il ne pourra alors que se perdre encore davantage.

Une fois que vous avez remarqué et accepté le fait que vous soyez bel et bien perdu, il va falloir prendre les mesures nécessaires pour vous en sortir. Pour cela, suivez l'acronyme STOP :

STOP : Un acronyme simple pour réagir face à un égarement. ©Alban Cambe

  • Stopper : Pourquoi chercher à vous entêter ? Le meilleur réflexe à avoir est de s'arrêter afin de s'éloigner le moins possible du bon itinéraire. Cela est l'occasion de se reposer, de prendre un moment pour se calmer. Faites n'importe quelle activité qui va vous détendre, mangez un morceau ou buvez un peu d'eau. Ce temps d'arrêt physique et psychologique vous permettra de prendre des décisions raisonnées et non précipitées.
  • Tracer : Revenez mentalement sur votre trajet. Quand vous êtes vous fourvoyé ? N'avez-vous pas croisé un point remarquable ? Un arbre imposant, un pont, une route ? Il est probable que vous vous souveniez d'un détail, d'un croisement ou d'une courbe. N’importe quel élément remarquable est valable dans ce cas car il se peut qu'il vous permette de vous y retrouver sur une carte. Au pire, vous serez en mesure de rebrousser chemin. Votre esprit devrait pouvoir tracer l'itinéraire que vous avez emprunté, ce que vous avez vu, ce que vous avez fait.
  • Observer : Une fois que vous avez repassé le film de votre errance dans votre tête, observez autour de vous. Il se peut que vous repériez un point important à quelque distance de votre position actuelle, pourquoi pas un panneau indicateur. Tout est bon à prendre : sommet élevé, arbre remarquable, antenne radio, village... Peut-être aurez-vous même l'occasion d'apercevoir votre destination. Sur les cartes sont reportés de nombreux points d'intérêt, autant les mettre à profit. Cela peut vous permettre de retrouver le bon chemin ou tout simplement de vous localiser, ce qui est primordial pour l'étape suivante. C'est aussi l’occasion, si vous possédez des talents en pistage, d’identifier vos propres traces et juger de leur lisibilité pour, éventuellement, rebrousser chemin dans l'étape suivante.
  • Planifier : Vous vous êtes arrêté, vous avez compris votre erreur, vous savez approximativement où vous vous trouvez, vous n'êtes (presque) plus perdu ! Il faudra désormais atteindre votre but ou du moins retrouver le bon itinéraire que vous suiviez. Pour cela, il va falloir planifier et prévoir un nouveau périple, vous allez donc tracer votre route en vous référant à la solution la plus simple : votre GPS avec cartes préenregistrées, votre smartphone si vous parvenez à capter le réseau, votre carte ou, au minimum, votre esprit. Il faudra prévoir quelle distance il est nécessaire de couvrir, en combien de temps cela peut être fait et décider d'un moment où vous vous arrêterez si la tournure des événements ne s'accorde pas avec vos plans.
Ces étapes peuvent très bien se dérouler en quelques secondes : "Ah zut, je suis pommé... Attends un peu, n'aurais-je pas dû tourner à droite au dernier carrefour ? Fais voir la carte... Ah oui, demi-tour !" ou prendre beaucoup plus de temps : "Purée mais quel c** pourquoi n'ai-je pas pensé à recharger mon smartphone ??? Pas de GPS, pas de téléphone, pas de carte... Allez, réfléchissons..."



Il se peut aussi que vous soyez pris au dépourvu par la nuit, par les conditions météorologiques et qu'il vous soit impossible de poursuivre votre exploration. Peut-être êtes-vous désorienté et jusqu’à ce point, vous n’avez pu déterminer votre localisation exacte. Dans ce cas, prenez le temps de vous installer en attendant de reprendre la route ou alors faites en sorte d'être facilement repérable pour toute équipe de secours qui viendrait à votre recherche. Cette dernière solution implique que vous ayez pris vos précautions en amont : vous avez prévenu vos proches de votre sortie, de l'endroit où vous vous rendiez, de l'horaire ou de la date approximative de votre retour, éventuellement de votre tenue pour faciliter votre identification. Vous vous y prépariez, vous allez peut-être devoir faire face à une réelle situation de survie...


Bonne navigation, bon Bushcraft !

mercredi 7 mars 2018

07:27

Comment porter un couteau de Bushcraft avec son sac à dos ?

Qui dit sortie Bushcraft dit également couteau et, très probablement, sac à dos. Le couteau est un outil incontournable et polyvalent, le sac à dos permet de transporter son barda (kit pour le feu, popotte et bouilloire, hache, scie, guide de reconnaissance, tarp et tant d'autres choses encore...). Pourtant, à l'usage, on se rend compte que ce couple presque indissociable ne fait pas forcément bon ménage.

L'image classique du coureur des bois voudrait que le couteau Bushcraft soit harnaché à la ceinture, du côté de la main forte (à droite pour un droitier). Un autre port est envisageable : le port horizontal pour plus de discrétion. Le point d'ancrage reste cependant la ceinture, le couteau étant de facto localisé autour de la taille que ce soit sur l'abdomen ou au niveau de la hanche.

Porter un couteau autour du cou, c'est l'assurance de l'avoir toujours sous la main et un véritable confort lorsque l'étui est rigide. Photo ©Alban Cambe


La taille est justement le point d'appui principal d'un sac à dos avec sangle abdominale. Contrairement à l'idée reçue très répandue, le poids d'un sac ne doit surtout pas reposer sur les épaules mais sur les hanches. Au-delà de 20 litres généralement, les sacs intègrent des sangles :

  • une sangle abdominale venant se nouer autour de la taille.
  • une sangle pectorale se fermant au niveau du torse.

Un sac équilibré (tenant debout lorsqu'il est posé au sol), malgré un poids important, peut-être porté confortablement si son poids repose bien sur les hanches du porteur. Un sac déséquilibré ou dont le poids repose surtout sur les épaules générera très vite des douleurs dorsales ou aux trapèzes. Lors de l'acquisition, il convient donc d'essayer le sac en nouant comme il se doit les différentes sangles et en vérifiant que le poids tombe bien autour de la taille.

Seulement voilà, vous partez en balade équipé de votre superbe ustensile coupant à la taille et vous chaussez votre sac pour vous rendre compte que ne pouvez pas nouer la sangle abdominale sans créer un point de compression désagréable générant un déséquilibre. Si l'étui du couteau a la bonne idée de tomber de quelques centimètres grâce à une courroie de la taille adéquate, le sac pourra tout de même être porté. Si, en revanche, vous êtes équipé d'un étui en dur (plastique ou kydex) venant se coller à même la ceinture, le mariage étui/sac sera des plus insupportable.

Pour y palier, voici une petite astuce toute simple mais que j'ai adoptée depuis belle lurette !


Voici un détail des nœuds qui restent extrêmement simples :
 Recouvrir les brins sur une vingtaine de centimètres. Photo ©Alban Cambe

 Avec chaque extrémité, faire un nœud simple autour de la cordelette opposée. Photo ©Alban Cambe

Une fois les deux nœuds simples réalisés, il est aisé d'en ajuster l'écartement et par là même la longueur du collier. Photo ©Alban Cambe

Détail de la cordelette terminée. Photo ©Alban Cambe

Ce type de réalisation permet également d'emporter son couteau discrètement sous une veste mais si c'est la discrétion que vous cherchez, il faudra choisir un coloris moins criard que le mien !

Une dernière note de sécurité enfin : ce n'est jamais vraiment une bonne idée d'avoir une lame tranchante à proximité des carotides. Il faudra prendre grand soin de dégainer le couteau tranchant vers le bas. Attention donc au sens dans lequel vous enclenchez l'étui sur la cordelette !

Une mesure de sécurité basique : dégainer le couteau avec prudence, tranchant vers le bas
pour épargner les carotides ! Photo ©Alban Cambe

Avez-vous d'autres astuces pour fixer ou porter un couteau avec étui rigide ? Dites-le dans les commentaires ci-dessous !
Bonne journée, bon Bushcraft !

mercredi 14 février 2018

02:27

Le feu au briquet pneumatique

Parmi les méthodes d’allumage de feu originales, on peut citer le briquet à piston ou briquet pneumatique qui fait appel à la compression des gaz pour élever la température d’un amadou. Selon la légende, ce type de procédé aurait inspiré à Monsieur Diesel son célèbre moteur thermique.


Le briquet pneumatique se présente sous la forme d’un tube dans lequel s’insère une tige fine. Cette dernière présente une petite alvéole permettant d’accueillir qui un morceau d’étoupe, qui un bout d’amadou, qui du coton carbonisé.

De gauche à droite : couvercle du compartiment à amadou, piston, cylindre creux, valve d’étanchéité. Photo © Alban Cambe

L’origine exacte du briquet à piston ou briquet pneumatique pose encore question. On attribue son invention à certaines peuplades asiatiques usant de sarbacanes pour la chasse. En effet, lors de la réalisation de la cavité centrale de l’arme, on a pu, par hasard, découvrir que la compression de l’air dans un tuyau hermétique élève la température du matériau interne.
Ce procédé semble avoir été redécouvert de façon totalement indépendante en 1745 par un italien fabriquant des armes à air comprimé. En 1807, les premiers brevets pour des briquets pneumatiques à part entière sont déposés simultanément en Angleterre et en France, ils deviennent fugitivement des moyens d’allumer un feu utilisés par les ménages en remplacement du traditionnel briquet à silex. Cependant, en 1844, les premières allumettes chimiques apparaissent et se répandent en occident à vitesse grand V.

Le briquet pneumatique est un instrument possédant de nombreuses sources de défaillances potentielles Photo © Alban Cambe

On place un petit fragment d’amadou (au sens large) à l’extrémité de la tige. Cette dernière est enclenchée dans le tube et l’on vient propulser le plus vivement possible l’ensemble du mécanisme dans le tube principal. Sous la pénétration rapide de la tige au diamètre parfaitement étudié pour combler la cavité du tube, l’air emprisonné est brusquement compressé. La chaleur étant la traduction physique de l’agitation des molécules, le gaz se retrouve comprimé brusquement, ses particules en suspension occupent un plus petit espace, la température s’élève très vite. Si l’effort est suffisamment brusque, l’augmentation de la température sera assez vive pour provoquer la combustion spontanée de l’amadou. On obtient une braise.

Voici la procédure en vidéo, vous y trouverez également un guide de résolution des problèmes courants, comment réaliser un nid fibreux de qualité même par temps humide ainsi qu'une courte description du briquet que j'utilise ici.


NB : Le briquet utilisé ici a été acheté chez ArmesBastille.fr

Bonne journée, bon Bushcraft !