mercredi 12 juillet 2017

La torche suédoise

L’un des principaux problèmes, lorsque l’on allume un feu, est la quantité de combustible à récolter. Un proverbe anglo-saxon dit « Lorsque tu crois avoir ramassé suffisamment de bois pour ton feu, ramasses-en trois fois plus ».


La "torche suédoise" est utile pour cuisiner sans avoir à charrier d'énormes quantités de bois (Photo ©Alban Cambe)


La torche suédoise permet de s’affranchir de cette tâche laborieuse en autorisant une combustion longue et puissante. S’il existe différentes méthodes de préparation, aucune ne nécessite d’amasser des piles de branches et de couper ou fendre des kilos de bois. La confection est relativement rapide et hormis quelques efforts préalables, la dépense d’énergie nécessitant sa mise en marche reste très limitée. La combustion en colonne permet d’éviter d’échauffer la base outre-mesure, cela a permis de l’utiliser sur sol enneigé ou gelé. Enfin, c’est un foyer qui ne nécessite que très peu d’attention pour des flammes prolongées.

I - Méthode traditionnelle
On utilisera une bûche d’au moins vingt centimètres de diamètre pour une longueur variable et laissée à l’appréciation de l’utilisateur (trente centimètres semblent être un minimum). À l’aide de quelques coups de hache bien placés, on viendra fendre cette bûche en deux puis en quatre.

Le genre de gabarit minimal pour réaliser une torche suédoise. (Photo ©Alban Cambe)

Pour faciliter la circulation de l’air dans la colonne, la jointure aux quatre segments pourra être légèrement arasée de sorte que les arêtes saillantes soient adoucies. La base de la bûche pourra être enterrée pour assurer une certaine stabilité de l’édifice (attention aux sols tourbeux et composés d’épines de résineux qui sont potentiellement combustibles).

Adoucir les angles et les surfaces pour faciliter la combustion. (Photo ©Alban Cambe)

Si l’on dispose de fil métallique, il sera judicieux de nouer le centre de la bûche reconstituée tout en insérant des branches du diamètre d’un crayon à papier entre les segments. Cela permettra de maintenir l’ensemble en cohérence et d’écarter les quartiers pour venir y entrecroiser des lambeaux d’écorce de bouleau et des brindilles sèches, alternativement de façon perpendiculaire.

Même l’écorce de cette bûche de bouleau a été utilisée dans les fentes. (Photo ©Alban Cambe)

L’allumage se fera de préférence par la base au niveau des quatre fentes, le feu remontant ainsi dans la colonne. Le cœur du bois va ainsi se consumer et la combustion s’étendra petit à petit vers le haut. Les initiateurs de feu doivent pouvoir se consumer librement en entraînant le petit bois. Si un important dégagement de fumée est visible avec des flammes qui s’éteignent, c’est que l’espacement entre vos sections est probablement insuffisant pour autoriser une bonne circulation de l’air. Espacer les sections et souffler pour relancer la combustion.

Débuter l’allumage par la base de la bûche. (Photo ©Alban Cambe)

Si une fumée dense apparaît, c’est probablement que la combustion manque d’oxygène. (Photo ©Alban Cambe)


L’important dégagement de chaleur permet d’entretenir la réaction et la surface sommitale de la bûche permet d’y poser des accessoires de cuisson (poêle ou bouilloire).

II - Des versions alternatives
Elles peuvent être réalisées suivant la disponibilité en matériel ou la sensibilité du Bushcrafteur :


  • L’intégrité de la bûche sera préservée mais on viendra réaliser une croix profonde avec une scie en descendant le plus bas possible. Dans cette incision cruciforme, on viendra placer des écorces de bouleau et des brindilles sèches. Une méthode difficile car le bois doit être facilement inflammable et bien sec (privilégier les résineux). Une scie à main demandera beaucoup d’efforts pour un résultat potentiellement décevant. L’incision est plutôt réalisée à la tronçonneuse pour que les fentes soient bien larges et autorisent la bonne circulation de l’oxygène.
  • On récoltera des branches sèches de diamètre supérieur à dix centimètres. Leur nombre importe peu mais on pourra se contenter de quatre branches. Un fil métallique ou un cordage naturel servira à maintenir la cohérence du fagot confectionné avec les branches, les écorces de bouleau et les brindilles. L’avantage est de pouvoir fabriquer une torche suédoise avec peu de travail et le simple bois récolté dans le milieu naturel. L’inconvénient, c’est que les branches amassées sans matériel on une surface irrégulière. Pour stabiliser l’ensemble, il faudra creuser un trou dans le sol et il pourra être délicat de stabiliser des ustensiles de cuisson au sommet.


Une torche en pleine action (Photo ©Alban Cambe)

La torche suédoise est un moyen simple de produire une combustion puissante sans avoir à confectionner un foyer complexe et demandant une quantité de bois conséquente. Pour la stabiliser, il suffit de creuser le sol sur quelques centimètres et cela fonctionne également sur la neige. La base de la bûche restant froide, la couverture neigeuse ne fondra pas immédiatement. Enfin, les variantes à la scie ou avec diverses branches peuvent être improvisées sur le terrain pour un résultat comparable. Mais après tout, pour l’élégance du geste, mieux vaut privilégier la version traditionnelle plus stable et plus agréable à l’œil.

lundi 3 juillet 2017

Le repas des Citoyens Prévoyants

J'ai eu le plaisir d'accueillir sur mon aire de jeu Bushcraft V-sty Stevens alias "Citoyen Prévoyant" qui rédige quelques articles pour le magazine Survival et qui alimente la chaîne youtube ci-après :


Une rencontre riche et conviviale mais surtout un excellent repas partagé autour du feu de camp ! Les saveurs et les effluves ne peuvent être restituées mais voici la recette...

Stevens à la découpe (Photo : ©Alban Cambe)

Échalotes, poivron, thym, citron vert et piment végétarien (sic) (Photo : ©Alban Cambe)

La recette de Stevens : Riz aux légumes et épices
  1. Découper en petits morceaux l'intégralité des légumes.
  2. Disposer dans une popotte et recouvrir d'huile de tournesol
  3. Presser le jus d'un citron dans la préparation et ajouter le thym
  4. Faire revenir en remuant de temps en temps
  5. Mélanger cette préparation à du riz basmati bien cuit


Aux fourneaux (Photo : ©Alban Cambe)

La recette d'Alban : Poulet macéré aux épices
  1. Placer des blancs de poulet dans un sachet zip-lock (sac congélation)
  2. Verser un mélange d'épices mexicaines (environ 3 cuillères à soupe)
  3. Recouvrir de sauce soja
  4. Laisser macérer quelques heures

Le poulet rôtit, le riz cuit, il ne reste plus qu'à rajouter les légumes. (Photo : ©Alban Cambe)

Je peux vous affirmer que ça sentait super bon ! (Photo : ©Alban Cambe)

Voici une recette toute simple qui changera des traditionnelles (et potentiellement toxiques) nouilles asiatiques que l'on rencontre sur la plupart des bivouacs. À vos fourneaux !

D'autres recettes sauvages sont à découvrir dans "Nature Aventure Survie : guide pratique du Bushcraft" :



vendredi 30 juin 2017

Stage de Bushcraft 2017

Le stage de Bushcraft 2017 est terminé, merci à tous les participants pour leur bonne humeur et leur intérêt. Ce fut un plaisir de vous accueillir en partenariat avec l'association "Parcours Saint Anne".

Une équipe positive et motivée, de nombreuses familles ont fait le déplacement. (Photo : © Alban Cambe) 

Mère et fille tentent d'allumer leur premier feu. (Photo : © Alban Cambe)  


Un jeune padawan du firesteel ;-) (Photo : © Alban Cambe) 

Albert voulait apprendre comment réaliser un nid efficace pour obtenir des flammes.  (Photo : © Alban Cambe) 

Ewen à l'oeuvre !  (Photo : © Alban Cambe) 

 Aude et Loann révisent leurs noeuds.  (Photo : © Alban Cambe) 

Ambre a découvert le feu, les nœuds, les plantes et a tenu à utiliser elle-même la scie pliante.  (Photo : © Alban Cambe) 

Entre autres recettes au feu de bois, quelques "flat breads" aux épices. (Photo : © Alban Cambe) 

Confection de ficelles un peu lâches n'est-ce pas Pascal ?  (Photo : © Alban Cambe) 

Encore ravi d'avoir pu partager ma passion avec vous. À très bientôt pour un nouveau stage "Nature Aventure Survie"!

lundi 19 juin 2017

Invité : Sculpture de cuillère

Nouvelle rubrique sur ma chaîne Youtube : les invités.

Je pars ainsi à la rencontre de professionnels ou de passionnés qui souhaitent nous faire partager leurs réalisations.



Pour cette première, nous accompagnons Christophe Taamourte (photographe, Bushcrafteur amateur) dans la réalisation d'une cuillère en bouleau avec crochet.

VISIONNER LA VIDÉO



Bon visionnage, bon Bushcraft !

mercredi 31 mai 2017

Survival #8

Retrouvez-moi dans le numéro 8 de Survival pour :
- reconnaître et cuisiner le plantain et la consoude (plantes comestibles et médicinales)
- allumer un feu avec un silex
- découvrir le récit de survie incroyable de Juliane Köpcke
- une présentation de la nouvelle édition de PROTEGOR avec Guillaume Morel



NATURE AVENTURE SURVIE : GUIDE PRATIQUE DU BUSHCRAFT
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Bonne journée, bon Bushcraft !