dimanche 5 novembre 2017

Porte-clé de survie : resqme

Et si un simple porte-clefs pouvait sauver des vies ? C’est en tout cas ce qu’affirme la marque resqme (prononcer « resquiou mi » pour les plus hermétiques à la langue de Jane Austen) depuis 2002. Ce petit outil n’en a pas l’air mais il est d’une redoutable efficacité.

Quelques grammes à peine sur un porte-clé pour sauver des vies ? Photo ©Alban Cambe


En survie, il est important d’être familier avec le matériel que l’on va utiliser sur le terrain. Les drills avec outils réalistes sont la condition sine qua none d’un entraînement réaliste et pragmatique. Seulement voilà, le quidam moyen n’a pas l’habitude de briser des vitres de voiture ou de couper des ceintures tous les jours. C’est pourquoi, en tombant sur une vieille épave de 4L Savane, je n’ai pu résister à l’envie de tester ce petit instrument que je transporte avec moi quotidiennement depuis nombre d’années.

Cette 4L a manifestement bien vécu, pourquoi ne pas en profiter ?  Photo ©Alban Cambe

Resqme est une société fondée par un Français expatrié aux états-Unis, son premier produit fut un marteau brise-glace avec coupe ceinture intégré. Très vite, l’évolution du système a mené à l’objet qui nous intéresse dans cet article et que nous appellerons « le » resqme. Il n’a l’air de rien avec ses 7 centimètres de long, ses 17 grammes et ses couleurs à discrétion (on pourra même le choisir rose fluo pour mesdames). Composé d’un cylindre central où sommeille le système brise-glace et d’un arc dissimulant le coupe ceinture, il vient se clipser à un porte-clé par le biais d’un manchon de plastique.

Le resqme s’harnache très facilement à une clé de voiture et c’est là tout l’intérêt de la chose. 
Photo ©Alban Cambe

Commençons par examiner le coupe-ceinture. Celui-ci est formé par une lame acier type cutter épaulée par un arceau de plastique servant de guide. C’est à ce niveau que vient se clipser l’attache au porte-clefs, un simple tirage ferme suffit à libérer l’outil. Ce système est particulièrement efficace et saura résister à des tonneaux là où un marteau brise-vitre peut vite valdinguer dans l’habitacle lors d’un accident. Le resqme est supposé rester en place, au niveau du contact. La fonction coupe-ceinture nécessite un petit coup de main dans la mesure où il faut s’assurer que la lanière soit tendue. La découpe est facilitée en adoptant un angle non pas perpendiculaire à la bande mais à environ 45° de diagonale.

L’outil se révèle redoutable en coupant la ceinture diagonalement. Photo ©Alban Cambe


Vient ensuite la fonction brise-vitre. Si nombre de couteaux et marteaux possèdent des pointes dédiées à cette fonction, ils nécessitent un usage brutal employant une certaine inertie. Le resqme diverge de cette pratique en ce sens que sa pointe d’acier n’est mobilisée que par pression sur le cylindre terminal. L’utilisateur va apposer ce dernier dans le coin d’une vitre puis exercer une pression continue sur l’outil. La pointe va être projetée, par un puissant système de ressort, sur le verre. Ayant voulu faire le test en conditions réelles, j’ai pu noter un inconvénient qui n’est jamais mis en évidence dans les vidéos de démonstration de la marque ou sur internet.

Appuyer fermement le resqme contre la vitre… Photo ©Alban Cambe

Lors de la projection de la pointe, la vitre va se briser intégralement mais le feuilletage va la maintenir en place. Or, l’utilisateur exerce encore une ferme pression sur l’outil, ce dernier va traverser le verre et la main avec. En effet, lors de mon premier essai, j’ai pu être gratifié de coupures le long du pouce, de l’index et d’autres petites stries sur le dos de la main. Rien de bien méchant, juste des micro-coupures mais qui saignaient abondamment.
La main traverse la vitre brisée ce qui peut occasionner des coupures. Photo ©Alban Cambe

Même si ces coupures sont bien minimes au regard d’un scénario catastrophe nécessitant l’usage du resqme (voiture accidentée, urgence de quitter l’habitacle) c’est un point à ne pas ignorer, certaines personnes pouvant être tétanisées par la vue du sang. Une simple précaution pourra être d’enrouler sa main dans une écharpe (on n’a pas toujours des gants anti-coupures avec soi) ou un vêtement quelconque. Il sera de toutes façons nécessaire de faire chuter les reliquats de la vitre encore en place en évitant de se blesser.


Ce petit outil est donc hautement efficace, sa réputation n’est pas usurpée. Il faut cependant garder en tête deux points :
  • Couper la ceinture en diagonale.
  • Se protéger les mains lors du bris de glace.

Disponible depuis 2002, le resqme reste l’un des best-seller en matière de sécurité au volant et les professionnels des premiers secours sont légions à l’avoir adopté. En France, il est disponible pour la modique somme de 10€ si l'on sait où chercher...

Rendez-vous à l’adresse suivante pour bénéficier de ce tarif : 



Merci à Cyrille de m'avoir prêté ses mains pour les photos.
Bonne journée, bon Bushcraft !

samedi 4 novembre 2017

Publication : Hors Série Survival - Les outils du bivouac

Chers lecteurs, j'ai le plaisir de vous présenter une nouvelle publication. Il s'agit d'un hors-série pour le magazine Survival portant sur les outils du bivouac.

Couverture non finalisée à l'heure où j'écris cet article


Ce hors-série est disponible pour le mois de Novembre chez votre marchand de journaux. Il se veut être un complément au livre "Nature Aventure Survie : guide pratique du Bushcraft" abordant ainsi certains points ayant été coupés à l'édition.

Vous y retrouverez décrits de façon succincte mais aussi précisément que possible les éléments suivants :

  • Le couteau
  • La hachette
  • La scie
  • Le firesteel
  • Le couchage
  • La cuisine du bivouac
  • Les extras

Voici un aperçu du contenu de ce numéro Hors-série :

Bien entendu, j'ai fait en sorte que l'ensemble reste accessible aux néophytes tout en proposant quelques astuces pour les plus aguerris. J'espère que ce modeste "ouvrage" vous contentera autant que le livre précédemment publié. N'hésitez pas à me faire part de vos retours par mail.

Une partie du matériel présenté dans le hors-série peut être retrouvée sur la PAGE MATÉRIEL du blog via des liens.

Enfin, j'ai le plaisir et l'honneur de vous proposer une séance de dédicace le Samedi 18 Novembre de 14h00 à 17h00 sur Paris, chez Armes-Bastille (61 rue de Lyon, métro Bastille ou Gare de Lyon).


Bonne lecture, bon Bushcraft !

jeudi 2 novembre 2017

Sorties et stages saison 2018

Comme chaque année, l'association "Nature Aventure Survie" propose des sorties et des stages autour du Bushcraft et de la survie.



Le site des sorties et stage à la journée est situé à Poissy (78) et est accessible en transport en commun depuis Paris, à environ 30 minutes.

Les stages 2 jours / 1 nuit se déroulent à 30 minutes de Rennes (35).

Les sorties sont ouvertes à tous, les enfants doivent être accompagnés d'un adulte.

Pour toute demande, vous pouvez utiliser le formulaire de contact ou écrire un mail à NASurvie (arobase) GMX.com

Bonne journée, bon Bushcraft !

mercredi 18 octobre 2017

La hachette : utilisation, trucs et astuces.

En complément d’un couteau, la hachette se révèle vite indispensable au camp pour travailler le bois et s’assurer une préparation aisée du combustible. L’image de boy-scout qu’elle renvoie fait bien peu honneur à sa polyvalence sur le terrain. Après l’avoir apprivoisée, la hache est un outil dont il est difficile de se séparer.



La hache est peut-être l’outil le plus polyvalent en Bushcraft, elle permet de remplacer facilement et efficacement un couteau défectueux tout en autorisant le travail en puissance pour travailler le bois de gros calibre. Les plus vieilles traces de hache composées d’une pierre taillée montée sur un manche en bois (Chopper) remontent à plus de 2 millions d’années, si ce genre d’outils nous est parvenu sous différentes formes depuis la hache de guerre (Tomahawk) jusqu’à l’objet de Boy-Scout, c’est qu’il semble indispensable pour vivre (et survivre) dans la nature.

La hache fait partie des outils du bivouac qui seront présentés dans le Hors Série #1 du magazine Survival. Cliquez sur l'image pour le commander.


Et sinon, pour d'autres astuces et conseils, il y a bien entendu le livre qui est toujours dispo !




mardi 3 octobre 2017

Sortie champignons entre amis

Petite sortie entre amis durant laquelle je présente quelques champignons comestibles. Attention, les critères que j'évoque dans la vidéo me sont personnels et il m'arrive de faire des erreurs ou des approximations. Ne prenez pas ce que je dis pour argent comptant et vérifiez tout ce que vous ne connaissez pas à l'aide d'un guide de terrain détaillé.


Ci-dessous quelques photos des rencontres...

(petite) Coulemelle, vérifier la présence d'un anneau coulissant ©Alban Cambe

Russule charbonnière, les lamelles ont un toucher gras ©Alban Cambe

Probablement une amanite épaisse mais facile à confondre avec l'amanite panthère qui est toxique (Merci Florian) ©Alban Cambe

Amanites tue-mouche - Toxique ©Alban Cambe

Trompette de la mort, un régal ! ©Alban Cambe

Laccaires améthyste, un délice également ! ©Alban Cambe

jeudi 14 septembre 2017

Réimpression : le guide pratique du Bushcraft à nouveau disponible !

Épuisé en moins de six mois, "Nature Aventure Survie : guide pratique du Bushcraft" est à nouveau disponible !



Commandez-le chez votre libraire ou sur internet.



Bonne journée, bon Bushcraft !

mercredi 13 septembre 2017

Test : "Tentsile Flite+" mi-tente, mi-hamac

Un OVNI a-t-il atterri ? Non, il ne touche pas le sol. Ça y est, ça vous revient ? Depuis quelques années, on voit partout sur internet, sur les sites de matériel et sur les instagram de baroudeurs connectés ce genre de curiosités. La marque Tentsile a créé le buzz sur la toile en publiant des photos originales de ses petits cocons colorés, suspendus au dessus du sol, de l’eau, parfois à des hauteurs impressionnantes. Alors, que vaut réellement cette tente hors-sol ?

Photo promotionnelle de la marque Tentsile, ça fait un peu haut non ?

"Ground control to Major Tom !"

Commençons avec le sac contenant les accessoires : une simple poignée noire, pas de logo apparent. Il contient l’ensemble des accessoires nécessaires à l’édification de l’abri : base avec moustiquaire, toile de couverture imperméable, 3 sangles orange fluo et un tendeur mécanique, 3 piquets de sol avec câbles élastiques, 2 arceaux métalliques et l’indispensable notice (en anglais). Le tout, pour un poids d’environ 3 kilogrammes.

 Lieu choisi, armons-nous de courage.

Il ne reste plus qu’à assembler tout ça…

Une lecture assidue du manuel d’utilisation avec avertissements de rigueur (pas plus de 220 kilogrammes dans la tente) est nécessaire avant de se lancer dans ce qui semble être une véritable usine à gaz… 34 pages de photos commentées et de schémas pour apprendre à monter la bête. Première information, et pas des moindres, il faut trouver 3 arbres espacés d’au minimum 3 mètres et d’au maximum 10 mètres. Implicitement, on comprends qu’il faut que les-dits arbres décrivent un semblant de triangle et soient assez robustes pour supporter le poids de deux personnes.


34 pages en couleur avec schémas et commentaires dans la langue de Shakespeare ? Chiche !



Le lieu choisi (ce qui demande un peu de temps), passons au montage. Tout commence avec la base qu’il faut relier aux sangles passées autour des arbres. Un nœud particuliers doit être noué à deux extrémités de la tente (car elle a un sens à respecter) tandis qu’au troisième angle, on viendra harnacher le tendeur mécanique.

En fait, c’est un peu comme un nœud de cravate, facile à défaire en tirant sur l’extrémité libre.


Le mécanisme permet de tendre la base de la tente (qui servira de matelas).

La question de la tension est primordiale comme nous le découvrirons durant la nuit… Difficile à jauger au premier essai, disons qu’il faut mettre la toile sous tension par deux de ses angles. Le mécanisme du tendeur vient ensuite compléter l’ensemble. Point capital, les sangles doivent être fixées sur un plan égal. Des repères dans les coutures permettent de juger du bon alignement de ces rubans orangés avec la structure de la base.


La base tendue au-dessus du sol.

Viennent ensuite les arceaux qui serviront à élever la moustiquaire. Rien de bien difficile, des butées blanches et des guides rendent le travail évident.

 Les arceaux ? La partie la plus facile !

La toile de couverture permet d’imperméabiliser l’ensemble, elle n’est pas obligatoire si l’on veut profiter de la vue au-travers de la moustiquaire mais bien nous a pris de la fixer. Un orage s’étant déclaré en pleine nuit… En gros, il faut jeter la bâche sur la structure et « entortiller » les petits câbles élastiques présents aux coins sur les sangles orangées… La notice n’est pas plus claire sur ce point. Au milieu de chaque côté de la toile imperméable se trouvent des câbles élastiques permettant de tendre celle-ci, on la relie donc aux piquets de sol. Notons au passage que si les sangles nouées aux arbres sont oranges fluorescentes et très visibles même de nuit, les câbles tendeurs sont noirs et les piquets, bien que jaunes, ne ressortent pas beaucoup dans la litière forestière. On pourrait facilement s’y prendre les pieds en pensant que seules les sangles oranges jouent un rôle dans la structure. Des fils réfléchissants et des catadioptres sur les piquets auraient pu compléter l’ensemble mais dans la mesure où tendre les bords de la sorte est facultatif, on passera sur ce point.

La notice est peu explicite sur la façon de fixer la toile mais ça a tenu comme il faut.


Pour tendre davantage la toile imperméable, des piquets de sol peuvent être fixés.

Nous avons fait le choix de monter la tente à une hauteur raisonnable (la base arrivant au nombril). On remarque qu’il faut se pencher sous la toile de couverture pour accéder aux fermetures éclair permettant l’accès, au-travers de la moustiquaire, à l’intérieur de la tente. Un sac en toile se balade, il servira à ranger du menu matériel (portable, frontale) et peut-être suspendu à l’aide d’un petit crochet dans la tente. On entre comme dans un hamac, en s’asseyant sur le bord et en pivotant à l’intérieur. La toile se tend et épouse les formes du corps, on se sent flotter, l’expérience est plaisante. Nous installons nos sacs de couchage, allumons un feu, la fin du montage s’est faite à la lueur des lampes frontales !

Pas trop facile d’accès avec la toile, l’intérieur se révèle assez exigu.


Le montage a du prendre une bonne demi-heure.


Un véritable OVNI à la lueur des flammes !

La nuit s’est passée agréablement. Quoique…

Tout d’abord l’aération de l’ensemble est super agréable ! C’est presque comme dormir à la belle étoile puisque la toile imperméable n’est que rajoutée au-dessus de la moustiquaire, en la tendant correctement, on bénéficie d’un bon point de vue sur les environs. Un point capital par les vagues de chaleur estivales que nous avons subies.

La base de la tente épouse les formes du corps comme un hamac, le maintien est très bon, très agréable. En revanche, nous avions peut-être négligé l’équilibrage des sangles aux arbres… Nous nous sommes très vite retrouvés l’un sur l’autre, une pente nous entraînant inexorablement vers la droite au moindre mouvement… Pas trop dérangeant pour deux tourtereaux mais attention pour ceux qui veulent partir entre copains mal rasés, mal lavés… On notera que l’espace triangulaire ne laisse pas de place au hasard : les pieds sont forcément dirigés vers le côté le plus aigu de la tente.

On devine la présence d’un sac de couchage dans la tente.

Concernant l’espace viable, aucun soucis pour les petits gabarits. Ça semble se compliquer à partir de 180 centimètres, la tête venant toucher la moustiquaire alors que les pieds sont déjà bien enfoncés dans le coin dédié. Hormis la pochette en toile, pas de rangement disponibles, les objets doivent être calés dans les coins mais en sortiront très vite et iront se balader à chaque fois que quelqu’un(e) entre / sort / se retourne dans son sommeil. La toile imperméable est opacifiante, juste ce qu’il faut. Un orage nocturne a projeté ses éclairs au-travers du matériau léger, la pluie est venue frapper la surface, tout a bien joué son rôle, aucun signe d’humidité le lendemain matin dans le compartiment. Il n’y avait donc plus qu’à tout défaire (suivre le mode d’emploi à l’envers) et à remballer.

Comme le hamac, la Tentsile Flite+ permet d’impacter au minimum l’environnement et de ne laisser presque aucune trace hormis le piétinement nécessaire à l’édification.

Si les sangles sont bien visibles, attention à ne pas se prendre les pieds dans les fils tenseurs.


VERDICT : 

Une vraie tente avec l’avantage indéniable du hamac : le confort. L’aération interne permet de ne pas trop étouffer tout en conservant suffisamment de chaleur et le look est… inimitable !

En revanche, on notera qu’il faut un emplacement bien agencé (3 arbres en triangles) et du temps pour l’installer correctement, qu’il faut absolument vérifier l’équilibrage (sinon ça sera ambiance collé-serré dans la tente). Le point le plus négatif à mon avis ? Le prix ! Près de 350€ pour une tente qui ne pourra pas être montée n’importe où.


Bon d’accord, son design est si particulier qu’il accroche nécessaire la mirettes.

Il séduira sûrement les baroudeurs soucieux de leur image au détriment de la discrétion. Néanmoins on notera que pour le camping sauvage, bien que criarde, cette tente pourrait séduire les parents soucieux de partir à l'aventure avec leurs enfants. Le côté cloisonné d'une tente est rassurant pour les plus petits, le fait qu'elle soit suspendue la rend ludique et confortable.

À vous de voir si vous souhaitez mettre la main à la poche !

TENTSILE Flite +

mercredi 12 juillet 2017

La torche suédoise

L’un des principaux problèmes, lorsque l’on allume un feu, est la quantité de combustible à récolter. Un proverbe anglo-saxon dit « Lorsque tu crois avoir ramassé suffisamment de bois pour ton feu, ramasses-en trois fois plus ».


La "torche suédoise" est utile pour cuisiner sans avoir à charrier d'énormes quantités de bois (Photo ©Alban Cambe)


La torche suédoise permet de s’affranchir de cette tâche laborieuse en autorisant une combustion longue et puissante. S’il existe différentes méthodes de préparation, aucune ne nécessite d’amasser des piles de branches et de couper ou fendre des kilos de bois. La confection est relativement rapide et hormis quelques efforts préalables, la dépense d’énergie nécessitant sa mise en marche reste très limitée. La combustion en colonne permet d’éviter d’échauffer la base outre-mesure, cela a permis de l’utiliser sur sol enneigé ou gelé. Enfin, c’est un foyer qui ne nécessite que très peu d’attention pour des flammes prolongées.

I - Méthode traditionnelle
On utilisera une bûche d’au moins vingt centimètres de diamètre pour une longueur variable et laissée à l’appréciation de l’utilisateur (trente centimètres semblent être un minimum). À l’aide de quelques coups de hache bien placés, on viendra fendre cette bûche en deux puis en quatre.

Le genre de gabarit minimal pour réaliser une torche suédoise. (Photo ©Alban Cambe)

Pour faciliter la circulation de l’air dans la colonne, la jointure aux quatre segments pourra être légèrement arasée de sorte que les arêtes saillantes soient adoucies. La base de la bûche pourra être enterrée pour assurer une certaine stabilité de l’édifice (attention aux sols tourbeux et composés d’épines de résineux qui sont potentiellement combustibles).

Adoucir les angles et les surfaces pour faciliter la combustion. (Photo ©Alban Cambe)

Si l’on dispose de fil métallique, il sera judicieux de nouer le centre de la bûche reconstituée tout en insérant des branches du diamètre d’un crayon à papier entre les segments. Cela permettra de maintenir l’ensemble en cohérence et d’écarter les quartiers pour venir y entrecroiser des lambeaux d’écorce de bouleau et des brindilles sèches, alternativement de façon perpendiculaire.

Même l’écorce de cette bûche de bouleau a été utilisée dans les fentes. (Photo ©Alban Cambe)

L’allumage se fera de préférence par la base au niveau des quatre fentes, le feu remontant ainsi dans la colonne. Le cœur du bois va ainsi se consumer et la combustion s’étendra petit à petit vers le haut. Les initiateurs de feu doivent pouvoir se consumer librement en entraînant le petit bois. Si un important dégagement de fumée est visible avec des flammes qui s’éteignent, c’est que l’espacement entre vos sections est probablement insuffisant pour autoriser une bonne circulation de l’air. Espacer les sections et souffler pour relancer la combustion.

Débuter l’allumage par la base de la bûche. (Photo ©Alban Cambe)

Si une fumée dense apparaît, c’est probablement que la combustion manque d’oxygène. (Photo ©Alban Cambe)


L’important dégagement de chaleur permet d’entretenir la réaction et la surface sommitale de la bûche permet d’y poser des accessoires de cuisson (poêle ou bouilloire).

II - Des versions alternatives
Elles peuvent être réalisées suivant la disponibilité en matériel ou la sensibilité du Bushcrafteur :


  • L’intégrité de la bûche sera préservée mais on viendra réaliser une croix profonde avec une scie en descendant le plus bas possible. Dans cette incision cruciforme, on viendra placer des écorces de bouleau et des brindilles sèches. Une méthode difficile car le bois doit être facilement inflammable et bien sec (privilégier les résineux). Une scie à main demandera beaucoup d’efforts pour un résultat potentiellement décevant. L’incision est plutôt réalisée à la tronçonneuse pour que les fentes soient bien larges et autorisent la bonne circulation de l’oxygène.
  • On récoltera des branches sèches de diamètre supérieur à dix centimètres. Leur nombre importe peu mais on pourra se contenter de quatre branches. Un fil métallique ou un cordage naturel servira à maintenir la cohérence du fagot confectionné avec les branches, les écorces de bouleau et les brindilles. L’avantage est de pouvoir fabriquer une torche suédoise avec peu de travail et le simple bois récolté dans le milieu naturel. L’inconvénient, c’est que les branches amassées sans matériel on une surface irrégulière. Pour stabiliser l’ensemble, il faudra creuser un trou dans le sol et il pourra être délicat de stabiliser des ustensiles de cuisson au sommet.


Une torche en pleine action (Photo ©Alban Cambe)

La torche suédoise est un moyen simple de produire une combustion puissante sans avoir à confectionner un foyer complexe et demandant une quantité de bois conséquente. Pour la stabiliser, il suffit de creuser le sol sur quelques centimètres et cela fonctionne également sur la neige. La base de la bûche restant froide, la couverture neigeuse ne fondra pas immédiatement. Enfin, les variantes à la scie ou avec diverses branches peuvent être improvisées sur le terrain pour un résultat comparable. Mais après tout, pour l’élégance du geste, mieux vaut privilégier la version traditionnelle plus stable et plus agréable à l’œil.

lundi 3 juillet 2017

Le repas des Citoyens Prévoyants

J'ai eu le plaisir d'accueillir sur mon aire de jeu Bushcraft V-sty Stevens alias "Citoyen Prévoyant" qui rédige quelques articles pour le magazine Survival et qui alimente la chaîne youtube ci-après :


Une rencontre riche et conviviale mais surtout un excellent repas partagé autour du feu de camp ! Les saveurs et les effluves ne peuvent être restituées mais voici la recette...

Stevens à la découpe (Photo : ©Alban Cambe)

Échalotes, poivron, thym, citron vert et piment végétarien (sic) (Photo : ©Alban Cambe)

La recette de Stevens : Riz aux légumes et épices
  1. Découper en petits morceaux l'intégralité des légumes.
  2. Disposer dans une popotte et recouvrir d'huile de tournesol
  3. Presser le jus d'un citron dans la préparation et ajouter le thym
  4. Faire revenir en remuant de temps en temps
  5. Mélanger cette préparation à du riz basmati bien cuit


Aux fourneaux (Photo : ©Alban Cambe)

La recette d'Alban : Poulet macéré aux épices
  1. Placer des blancs de poulet dans un sachet zip-lock (sac congélation)
  2. Verser un mélange d'épices mexicaines (environ 3 cuillères à soupe)
  3. Recouvrir de sauce soja
  4. Laisser macérer quelques heures

Le poulet rôtit, le riz cuit, il ne reste plus qu'à rajouter les légumes. (Photo : ©Alban Cambe)

Je peux vous affirmer que ça sentait super bon ! (Photo : ©Alban Cambe)

Voici une recette toute simple qui changera des traditionnelles (et potentiellement toxiques) nouilles asiatiques que l'on rencontre sur la plupart des bivouacs. À vos fourneaux !

D'autres recettes sauvages sont à découvrir dans "Nature Aventure Survie : guide pratique du Bushcraft" :



vendredi 30 juin 2017

Stage de Bushcraft 2017

Le stage de Bushcraft 2017 est terminé, merci à tous les participants pour leur bonne humeur et leur intérêt. Ce fut un plaisir de vous accueillir en partenariat avec l'association "Parcours Saint Anne".

Une équipe positive et motivée, de nombreuses familles ont fait le déplacement. (Photo : © Alban Cambe) 

Mère et fille tentent d'allumer leur premier feu. (Photo : © Alban Cambe)  


Un jeune padawan du firesteel ;-) (Photo : © Alban Cambe) 

Albert voulait apprendre comment réaliser un nid efficace pour obtenir des flammes.  (Photo : © Alban Cambe) 

Ewen à l'oeuvre !  (Photo : © Alban Cambe) 

 Aude et Loann révisent leurs noeuds.  (Photo : © Alban Cambe) 

Ambre a découvert le feu, les nœuds, les plantes et a tenu à utiliser elle-même la scie pliante.  (Photo : © Alban Cambe) 

Entre autres recettes au feu de bois, quelques "flat breads" aux épices. (Photo : © Alban Cambe) 

Confection de ficelles un peu lâches n'est-ce pas Pascal ?  (Photo : © Alban Cambe) 

Encore ravi d'avoir pu partager ma passion avec vous. À très bientôt pour un nouveau stage "Nature Aventure Survie"!